Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 22:32

La mort au large.jpg

Réalisateur :

Enzo G. Castellari

 

Acteurs :

Vic Morrow,

James Franciscus,

Joshua Sinclair,

Brent Huff

 

Année :

1981

 

Pays :

Italie

 

Histoire :

Après la disparition d‭’‬une jeune personne en mer,‭ ‬Peter Benton soupçonne la présence d‭’‬un grand requin blanc dans les eaux de South Bay.‭ ‬Malgré ses avertissements,‭ ‬les autorités refusent de fermer les plages.‭ ‬Peter devra donc s‭’‬occuper lui-même du monstre,‭ ‬seulement aidé d‭’‬un vieux capitaine...

 

Avis :

Nous sommes en‭ ‬1975‭ ‬et Steven Spielberg va...Hé‭ ! ‬Mais attendez une seconde,‭ ‬ce n'est pas Les Dents de la mer !  ‬Quoique...‭ ‬Peter Benton‭ ? ‬South Bay‭ ? ‬Ah,‭ ‬j‭’‬y suis‭ ! ‬Il s‭’‬agit de La Mort au large,‭ ‬d‭’‬Enzo G.‭ ‬Castellari,‭ ‬très fortement inspiré des deux premiers volets des aventures de Bruce et de la famille Brody.‭ ‬Tellement inspiré que l‭’‬oeuvre sera interdite sur le sol américain pour cause de plagiat.

Il est vrai que le film ne s‭’‬embarrasse pas de détours quand il s‭’‬agit de reprendre des idées aux deux premiers Jaws.‭ ‬Il en reprend d‭’‬abord certains personnages dont le vieux chasseur de requins,‭ ‬le maire plus attaché à ses profits qu‭’‬à la sécurité des touristes,‭ ‬et évidemment le héros qui devine tout avant tout le monde et qui devra affronter seul la bête.‭ ‬Il en copie surtout quelques scènes et quelques idées,‭ ‬comme la bouée attachée au requin ou les scènes sous-marines pendant lesquelles on s‭’‬attend presque à entendre le célèbre thème de John Williams.‭ ‬Comble de l‭’‬opportunisme,‭ ‬le film sortant entre le deuxième et le troisième film de la saga initiée par Spielberg,‭ ‬l‭’‬affiche mettra en avant le chiffre‭ ‬3‭ ‬pour accentuer la confusion.

Reste qu‭’‬en dehors de cet aspect,‭ ‬le film de Castellari se révèle plutôt agréable à suivre.‭ ‬Le rythme est soutenu,‭ ‬les attaques assez nombreuses,‭ ‬et les passages réjouissants s‭’‬enchaînent parfaitement‭ ‬:‭ ‬ainsi,‭ ‬dès la première demi-heure assiste-t-on à la course de planches à voile et à la première apparition du requin si particulier,‭ ‬dont l‭’‬activité favorite est de sortir son immense tête de l‭’‬eau,‭ ‬cette image participant d‭’‬ailleurs largement à la renommée du film.‭ ‬Le reste du temps,‭ ‬le film utilisera des images de documentaires,‭ ‬aisément repérables par leur qualité différente et par l‭’‬absence de cohérence avec les images précédents,‭ ‬la météo étant différente,‭ ‬quand ce n‭’‬est pas le requin qui change purement et simplement d‭’‬espèce‭ !

Cela donne évidemment des passages magiques comme la première apparition du requin ou la scène de l‭’‬hélicoptère.‭ ‬On notera également l‭’‬intelligence du monstre,‭ ‬n‭’‬hésitant pas à espionner les héros ou à les bloquer dans une‭ ‬grotte sous-marine en bouchant l‭’‬ouverture à l‭’‬aide de pierres.‭ ‬Sa seule erreur sera finalement de s‭’‬en prendre à la fille de Peter,‭ ‬qui ne lui pardonnera pas et dont le courage se manifestera lors de ralentis mémorables.

Joyeusement farfelu,‭ ‬La Mort au large est finalement un divertissement agréable qu‭’‬il convient de prendre au second degré,‭ ‬le film faisant finalement plutôt sourire que trembler.‭ ‬Plagiat des Dents de la mer‭ ‬1‭ ‬et‭ ‬2,‭ ‬il sera d‭’‬ailleurs à son tour copié par un autre artisan opportuniste du cinéma italien,‭ ‬Bruno Mattéi,‭ ‬pour son indescriptible Cruel Jaws‭ !  

 

Note : 4/6 

 

 


Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans La mort au large
commenter cet article
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 19:05
killer sharkRéalisateur :
Griff Furst
 
Acteurs :
Kristy Swanson
D.B. Sweeney
Robert Davi
Jeff Chase
 
Année :
2011
 
Pays :
Etats-Unis
 
Histoire :
Lors d’un trafic d’animaux exotiques organisé par le shérif d’un petit village de Louisiane, un requin extrêmement rare est accidentellement relâché dans la rivière. Alors que le «Gator Fest» doit attirer de nombreux touristes, le prédateur s’en prend aux alligators et aux touristes. Un petit groupe tente alors d’arrêter le monstre et de dévoiler les agissements illégaux du shérif.
 
Avis :
Un requin, un personnage corrompu, une fête au bord de l’eau...Jusque là, difficile de démarquer le film du merveilleux Griff Furst (déjà responsable de «I am Omega», «Prehistoric» ou encore «Lake Placid 3» - je suis totalement fan !) d’une bonne partie des films de requins. Comme en plus la mode est aux créatures préhistoriques et / ou mutantes («Malibu Shark Attack», «Piranha 3D»), le requin de «Swamp Shark» (le titre original bien plus cohérent que le titre du DVD français...) va suivre le mouvement en nous proposant un requin inédit issu des abysses et recouvert d’une carapace. Une originalité qui lui permettra notamment de résister aux balles, ce qui lui sera bien pratique dans l’un des rares films animaliers où la plupart des personnages savent viser.
 
 
Le décor est donc planté, et le film va bien faire attention à ne surtout pas brusquer le spectateur en le privant des habituels clichés. Si le requin est toujours très gourmand, s’attaquant d’abord à tous les alligators du coin, il semble également un peu raciste si l’on en croit le choix de ses victimes pendant la moitié du film. Et quand il ne les sélectionne pas selon leur couleur de peau, il s’en prend principalement aux personnages antipathiques...Bref, on n’a absolument aucune surprise quant aux victimes, qui s’arrangent de toute manière toujours pour se retrouver dans les situations bien connues des amateurs de shark-movies : entre le «oh tiens, une algue bloque l’hélice» et le «zut, j’ai fait tomber quelquechose dans l’eau» en passant par «mais non, il n’y a pas de requin dans l’aaaaargh», Swamp Shark suit donc parfaitement le cahier des charges, et se suit donc entre le petit sourire complice et la plus grande consternation.
 
 
On remarquera quand même l’effort fait au niveau des effets spéciaux : si le numérique fauché est toujours très présent, quelques effets traditionnels (certes pas forcément réussis) viennent donner un peu plus de présence au requin qui bénéficie par ailleurs d’un design étonnant. Pour le nourrir, on retrouve Kristy Swanson, qui affrontait déjà un requin dans une rivière dans «Red Water» et que l’on connaît également pour le rôle-titre dans le film «Buffy, tueuse de vampires» ; et Robert Davi, que je retrouve toujours avec plaisir depuis son rôle dans «Les Goonies». Bien entendu, la galerie des personnages propose les clichés habituels, du shérif corrompu au geek asiatique en passant par l’idiote sexy, pour mon plus grand plaisir.
 
 
«Killer Shark», ou «Swamp Shark», est donc un énième film de requins plus occupé à réciter les poncifs du genre qu’à tenter de proposer quelquechose de nouveau. Citant joyeusement la saga «Les dents de la mer», «Piranhas 3D» ou même «Anaconda», le film de Griff Furst sera sans doute rapidement oublié, mais aura le mérite de faire passer un agréable moment aux amateurs de films de requins. Les autres peuvent, comme souvent, passer tranquillement leur chemin, ce n’est pas ici qu’ils trouveront une raison d’avoir peur de se baigner.
Note :
2/6    
Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Killer Shark
commenter cet article
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 02:00

Shark 3D

Réalisateur :

David R. Ellis

Acteurs :

Sara Paxton,

Dustin Milligan,

Chris Carmack,

Katharine McPhee,

Chris Zylka

Année :

2011

Pays :

Etats-Unis

Histoire :

Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d'un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque l'un d'entre eux sort d'une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l'ambiance n'est plus à la fête. Convaincus qu'il s'agit d'un accident, les jeunes gens tentent de conduire le blessé à l'hôpital, mais vont vite s'apercevoir que le lac est infesté de requins ultra agressifs. Et prêts à tout pour qu'aucune proie ne leur échappe...

 

Depuis quelque temps, si les requins font le bonheur des productions télévisuelles ou destinées au marché DVD, ils n’étaient que peu présents sur grand écran depuis «Peur Bleue» en 1999 et «Open Water : en eaux profondes» en 2003. Cependant, ces derniers mois, sans doute suite au succès de «Piranha 3D», deux shark-movies étaient annoncés au cinéma : «Bait 3D» et «Shark 3D» qui nous intéresse ici. Pour mon plus grand bonheur, évidemment.

 

Ce qui est amusant avec «Shark 3D», c’est qu’il ressemble dès ses premières minutes à un slasher : des étudiants vont faire la fête au bord d’un lac et se font massacrer les uns après les autres. Les personnages regroupent les sempiternels archétypes du genre, du black musclé et sympa à la fille en chaleur, en passant par le blondinet uniquement préoccupé par son apparence physique (jusqu’à asperger son sexe d’autobronzant...). Une joyeuse bande uniquement destinée à se faire dévorer sous les hourras du public et dont le sort ne fera aucun doute. Et comme ils passent en plus ces quelques jours au beau milieu de nulle part, nous n’échapperons pas non plus aux plus beaux spécimens d’attardés locaux, pervers et alcooliques. Parmi tout ce beau monde, on reconnaîtra notamment Sara Paxton (le remake de «La Dernière maison sur la gauche»), Dustin Milligan («Destination finale 3», «Horribilis»), Chris Carmack («L’effet papillon 3») ou encore Joel David Moore («Avatar»).

 

Bizarrement, ces ingrédients donnent un résultat assez agréable pendant la première partie du film, qui nous donne exactement ce qu’on était venus voir. Passée l’introduction qui, au choix, rend hommage ou pompe largement celle de «Les Dents de la mer» (très souvent copié pendant tout le film), nos jeunes amis se font tour à tour massacrer par...de nombreux requins. Car David R. Ellis va finalement avoir les yeux plus gros que le ventre et viendra surprendre tout le monde avec un brusque changement scénaristique à la moitié du film. Sans vouloir trop en révéler, le réalisateur des très sympathiques «Destination finale 2» et «Des serpents dans l’avion» (mais aussi du très mauvais «Destination finale 4») s’est apparemment mis en tête d’enrichir son film d’une gentille critique des médias et du voyeurisme proposé par internet. Malheureusement, tout ça tombe à l’eau (...), la faute à des personnages vraiment loupés et à des dialogues assez honteux...

 

C’est d’autant plus regrettable que jusque là, le film se suit plutôt bien, alternant adroitement entre suspense et scènes d’attaque. Même les réactions des personnages ne semblent pas toujours idiotes. Certes, les effets spéciaux ne sont pas tous réussis (ces ailerons...) et David R. Ellis a toujours ce défaut singulier de ne jamais vraiment savoir s’il doit traiter sérieusement son sujet ou assumer son côté «fun». Mais en peuplant son lac de nombreuses espèces de requins (du tigre au marteau en passant le squalelet féroce ou évidemment le grand requin blanc), il semble se décider dans la seconde partie à retrouver cet aspect pop-corn présent dans ses précédentes réalisations, et nous réserve ainsi quelques attaques vraiment jouissives.

 

Surfant sans doute sur le succès d’un «Piranha 3D», auquel il emprunte l’idée de base et quelques scènes, «Shark 3D» propose donc dans sa première partie un spectacle très classique, mais finalement assez efficace. En revanche, c’est lorsqu’il tente de se montrer moins banal qu’il se noie (si seulement j’étais payé au calembour pourri...) dans la médiocrité, avec des personnages aux motivations douteuses et incapables de se taire...

 

 

Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Shark 3D
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:09
the-reef-copie-1.jpgTHE REEF
 
Réalisateur :
Andrew Traucki
 
Acteurs :
Damian Walshe-Howling,
Zoe Naylor,
Gyton Grantley,
Adrienne Pickering
 
Année :
2010
 
Pays :
Australie
 
Histoire :
Luke, Matt, Suzie et Kate embarquent sur le yacht de Warren et profitent du voyage pour s’attarder sur la plage d’une île déserte. Repartant en catastrophe alors que la marée descendante menace d’échouer le bateau, ils reprennent le large. Malheureusement, quelques heures plus tard, ils heurtent un récif coralien retournant l’embarcation, la destinant à couler à moyenne échéance. Le groupe décide alors de rejoindre une île à la nage, mais va rapidement rencontrer un terrible prédateur sur son chemin.
 
 
Après le sympathique «Black Water», Andrew Traucki récidive dans le domaine du survival animalier réaliste. Après le crocodile dans la mangrove du nord de l’Australie, c’est cette fois le grand requin blanc qui menace un groupe perdu en pleine mer. Une situation qui rappelle inévitablement «Open Water : en eaux profondes», auquel le précédent film de Traucki pouvait déjà faire penser. Toutefois, «The Reef» va se réveler complètement différent du film de , notamment par le biais d’une action un peu plus présente et d’un côté plus spectaculaire.
 
«Inspiré de faits rééls», en l’occurrence l’histoire de Ray Boundy, seul survivant d’un incident similaire en 1983, «The Reef» va rapidement favoriser l’immersion du spectateur grâce à un choix difficile : faut-il rester sur l’épave qui risque de couler dans les prochaines heures pour attendre d’hypothétiques secours, ou faut-il tenter sa chance à la nage vers une île que l’on n’aperçoit pas, dans une eau peut-être infestée de requins ? Le réalisateur choisira de suivre le groupe essayant de rejoindre la terre ferme...et qui sera rapidement confronté à sa pire crainte. Si pendant quelques minutes le périple est peu intéressant, il devient assez vite rythmé par l’impression redondante qu’ont les personnages d’apercevoir quelque chose, ce que l’un d’entre eux, possèdant l’unique paire de lunettes de plongée, s’empresse de vérifier à chaque fois...jusqu’à repérer une ombre bien sinistre rodant non loin.
 
Ces quelques minutes durant lesquelles le requin tourne autour du groupe constituent à mon avis le meilleur passage du film. La tension est présente, le suspense progresse de façon très efficace et chaque coup d’oeil jeté sous l’eau est l’occasion de frémir en même temps que le groupe. Et lorsque l’animal attaque, c’est terriblement impressionnant, notamment grâce à des effets spéciaux très réussis, intégrant de véritables images de grand requin blanc à l’action pour un réalisme saisissant, rarement vu au cinéma.
 
On regrettera néanmoins une certaine volonté de spectaculaire qui dessert parfois le film, notamment avec une utilisation trop évidente de la musique, insistant sur les passages dramatiques là où le silence et les bruits naturels auraient peut-être été plus efficaces. Dommage également que le film finisse par ressembler à n’importe quel film mettant en scène un animal tueur, celui-ci étant apparemment décidé à tuer l’intégralité du groupe tel le tueur d’un slasher basique...Enfin, s’il est toujours difficile d’imaginer ce qu’on ferait dans de telles circonstances, certains comportements risqueront de sembler peu probables au spectateur, comme celui menant à la première attaque...
 
Ces quelques bémols restent néanmoins des défauts bien trop faibles pour empecher «The Reef» d’être une réussite qui réussit, malgré un postulat semblable, à se démarquer d’ «Open Water» en misant davantage sur l’action et le spectaculaire, au détriment de la psychologie des personnages. A l’approche de l’été, voilà un film qui ne donnera pas envie de s’aventurer trop loin des côtes à la nage !
 
Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans The Reef
commenter cet article
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 23:37

Youpiiiiii!


Après de longs mois sans donner de nouvelles et sans vraiment songer au blog, j'ai décidé de m'y remettre! Pourquoi? A vrai dire, principalement grâce au succès (inespéré!) du blog malgré son inactivité, et à l'envie de replonger dans l'univers du film de requins après une longue pause. L'actualité récente du film de requins aussi: Sharks in Venice dont je viens de publier un court avis pour fêter mon retour aux affaires; Mega Shark vs Giant Octopus; Shark Swarm...Merci aussi à France 3 d'avoir une nouvelle fois rediffusé Les Dents de la mer premier du nom, dont il faudra bien que je fasse une critique aussi (un blog shark movies sans Jaws, c'est comme un Nu Image sans stock shot). Dans la foulée, je remanierai peut être quelques anciens avis, que j'ai parfois un peu honte à relire ^^.  Et puis, j'ajouterai quelques images, quelques trailers, pour tenter de rendre le tout plus agréable à lire!

En tout cas, j'espère que cette renaissance fera plaisir à ceux qui me lisent ou m'ont lu, et que je remercie sincèrement. 

A très bientôt sur Shark Movies


Steeve

Repost 0
Published by Raoult Steeve
commenter cet article
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 23:22
shark_in_venice.jpgSHARK IN VENICE

Réalisateur
Danny Lerner
     
Acteurs:
Stephen Baldwin ;
Vanessa Johansson ;
Bashar Rahal;
Hilda van der Meulen ;
Giacomo Gonnella

Année:
2008
 
Pays :
Etats-Unis

L'histoire:
Un archéologue sous marin part à la recherche de son père, disparu alors qu'il effectuait une plongée sous la Cité des Doges. L'affaire semble liée au fabuleux trésor des Médicis, perdu depuis le XVIIIe siecle, tout comme la présence de requins mangeurs d'hommes...


Avis: Franchement, Nu Image a encore fait fort. Stock shots à outrance (toujours les memes d'ailleurs, on ne change pas une équipe qui gagne), souvent placés n'importe comment...L'exemple le plus marquant ? Imaginez le passage du requin de Jaws qui défonce la cabine de l'Orca, juste avant que Brody lui balance la bombonne dans la gueule : l'image du requin éclatant la paroi de verre et de bois a été reprise, et intégrée dans une attaque au beau milieu de l'eau  (encore que je ne suis pas certain: est ce l'image de Jaws ou son plagiat dans Shark Attack 3? faudra que je vérifie), et couplés avec des images de synthese, qui sont pires que dans Sharkman !

D'ailleurs, en plus des requins, certaines victimes et même certains effets aquatiques ont été rajoutés par ordinateur. Il faut voir les éclaboussures numériques de l'eau pour le croire. A coté, les maquettes de requins sont néanmoins crédibles, très souvent filmées rapidement pour nous éviter de voir leur mauvaise qualité. Les acteurs sont d'une médiocrité assez fascinante, notamment l'impassible Baldwin, arborant la meme expression tout le long du film.

Enfin, Venise. C'est simple, le film a été tourné en Bulgarie, comme souvent chez NI. Ainsi, les images de Venise sont des images documentaires, voire de touristes, et on voit rarement les acteurs évoluer en plan large...ou alors, devant un des films documentaires. En plus, comme on est à Venise, forcément, le cliché par excellence: on met de la musique classique et de l'opéra. Ce qui a en plus l'avantage de ne pas couter bien cher.

Bref, Nu Image est grand, Nu Image est fort, Nu Image est inimitable. Qui a dit "tant mieux"?

Note: euuuuh difficile à dire...
 
Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Shark In Venice
commenter cet article
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 13:05
    cyclone

Réalisateur:

René Cardona Jr

Acteurs:

Andres Garcia,

Hugo Stiglitz,

Caroll Baker,

Arthur Kennedy,

Lionel Stander

Année:

1978

Pays

Mexique   

 

Histoire:

Un cyclone fait rage dans les Caraïbes, entraînant le crash en pleine mer d'un avion. Les survivants sont récupérés par une barque à la dérive puis un bateau de touristes, également surpris par la tempête. Alors que l'eau et la nourriture commencent rapidement à manquer, les passagers s'aperçoivent que les eaux sont infestées de requins. Entre la menace des prédateurs et les difficultés du rationnement, l'atmosphère est de plus en plus tendue entre les survivants.


Avis: Peu après son Tintorera!, René Cardona Jr donne à nouveau dans le film de requins. Enfin, donne à nouveau dans le film de requins sans requin devrais je dire, car à l'instar de son aîné, Cyclone ne fait apparaître les prédateurs aquatiques que peu de temps. Mais cette fois, ils auront une certaine importance, loin d'être de vagues prétextes à une comédie sentimentale. Et surtout, s'ils n'apparaissent pas longtemps, ils auront l'occasion de faire des vagues dans une séquence finale absolument jouissive.

L'hsitoire est donc simple: des naufragés sur un bateau perdu en pleine mer, sans vivres. Cardona Jr va dès lors s'intéresser davantage aux survivants qu'aux requins, et développer une véritable psychologie collective, et dessiner les personnages principaux, parmi lesquels on retrouve Andres Garcia et Hugo Stiglitz, les dragueurs de Tintorera. Bien sur, les personnages restent classiques, alignant les clichés: le beau capitaine qui prend les bonnes décisions et s'impose comme le leader de la troupe, la blonde chiante et son petit chien qui importune tout le monde, le croyant qui ramène tout à la parole du Christ, la femme enceinte, le prétentieux, le nerveux, le méchant latino cruel, le père et son gosse, le couple de blacks...Bref, une jolie palette de tout ce qu'on peut trouver, et qui permet des échanges assez intéressants, bien que parfois rébarbatifs.

Tout ce beau monde va souffrir du manque de nourriture, et rapidement plaider sa cause pour obtenir la ration d'eau du voisin: la blonde utilisera son porte feuille, les malades joueront de leur maladie alors que les autres estimeront que ce serait du gaspillage puisqu'ils vont bientôt mourir, les parents mettent en avant la nécessité de sauver les plus jeunes...Bref, chacun prêche sa propre paroisse, et on en arrive rapidement aux mains, ce qui rendra la situation encore plus difficile. Surtout que les survivants perdent également ce qui leur servait de canne à pêche, et que les malades sont proches de la mort. Bref, Cardona donne une vision très négative des Hommes face au danger,  perdant tout sang froid et prêts à tout pour survivre aux dépens des autres.

Le bouchon est poussé jusqu'à verser dans la cruauté (on trouve de la viande là où l'on peut), puis dans la question du cannibalisme, suite évidente dans la survie. Question qui va encore être à l'origine de tensions, partageant le groupe en deux, même si certains de ceux qui prenaient position contre le fait de manger le cadavre d'un de leurs camarades ne résisteront pas à l'appel de la "nourriture".  Revigorés par une pluie providentielle, certains décident d'aller chercher des secours. Le temps que ceux ci n'arrivent, un nouveau drame touche les survivants, dont l'embarcation commence à couler. Ce sera l'occasion d'un véritable festin pour les requins, sans doute frustrés d'avoir passé le métrage à se cacher ou à être menacé par la pêche. Quelques minutes seulement, mais affreusement jouissives, pendant lesquelles on ne s'attend à aucun parti pris sur les victimes étant donné tout ce qu'on vient de vivre.

Cyclone est donc un film à la frontière entre le shark movie et le drame, tenant bien plus du second que du premier. Surprenant de noirceur, et versant quelques instants dans une cruauté inattendue, c'est une curiosité trop peu connue, qui mérite sans doute d'être un peu plus connu.

Note: 4/6

Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Cyclone
commenter cet article
14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 11:38

    Jaws 3D.jpg

Réalisateur:

Joe Alves

 

Acteurs:

Dennis Quaid,

Bess Armstrong,

Simon MacCorkindale

 

Année:

1983

 

Pays :

Etats-Unis

 

Histoire:

Michael Brody et Sean Brody, les deux fils du chef de la police Martin Brody de la ville plaisancière d'Amity, ont bien grandis. Après que leur père ait affronté deux foix la terreur des mers, le Grand Requin Blanc, une espèce animale mangeuse d'hommes de plus de sept mètres de long, ils se sont installés en Floride où ils travaillent pour un célèbre parc aquatique englouti dans la mer, dirigé par Calvin Bouchard.
Peu de temps après l'ouverture du parc, l'équipe récupère dans les fonds marins un bébé requin...  

       

Avis: Le début des années 80 est marqué par la mode de l'image 3dimensions. Ainsi à l'époque, plusieurs films sortent au cinéma pourvus de ce gadget destiné à attirer les foules avides de sensations nouvelles: les troisiemes volets des sagas Vendredi 13, Amityville et donc Jaws. Cette technologie fait encore parfois des émules, en témoigne la sortie récente de Spy Kids 3D.  

     

L'inconvénient de ce procédé, c'est que des images 3D, sans le relief, c'est extremement moche et ça donne des couleurs et des plans étranges. Si V13-3 évitait au maximum le grotesque, Jaws 3D n'aura pas cette prétention. Aussi, dès l'intro et le générique, les lettres surgissent sur l'écran dans des couleurs criardes, et un poisson est dévoré dans un bruit loufoque et dans une position bizarre. Il fait bien entendu partie de mes fantasmes de voir un jour le film en 3D...  

      

L'histoire en elle-meme promettait pourtant beaucoup, notamment grace au cadre dans lequel elle se déroule. En effet, Jaws 3 se déroule dans un parc d'attractions aquatique; dauphins, tunnels sous marins, spectacles de ski nautiques...Bref, sur le papier, les possibilités sont multiples et alléchantes. Mais si l'idée de base est excellente, elle ne sera pas exploitée, malgrè quelques bonnes scenes. On retiendra ainsi des passages spectaculaires, comme la capture du jeune squale et l'attaque des tunnels aquatiques.

     

En revanche, d'autres scenes sombreront dans le ridicule le plus complet. S'il semble possible d'incomber quelques uns de ces ratés à la volonté spectaculaire de la 3D ,comme la mythique scene de l'homme se faisant macher (!) vu de l'intérieur de la gueule du requin (!!!), d'autres sont en revanche uniquement dues à une volonté apparente d'élargir le film à un public plus large: de fait, le requin ignorera de nombreuses victimes juste pour s'attaquer aux héros, et en ratera beaucoup d'autres...

     

Le requin en lui meme est vraiment mal fait, donnant une impression de plastique, mais est heureusement souvent caché par des images assez sombres. A l'instar de Peur Bleue, le requin est capable de nager  en marche arriere, apres avoir défoncé une grille a coups de nageoire caudale...N'oublions évidemment pas la fin du film, on il avancera sans mouvement pour percuter la vitre (encore une scene pour la 3D...).

     

Au final, Jaws 3D donne une immense impression de gâchis. En effet, dans un tel cadre, le film eut pu etre tres bon si un scénariste et un réalisateur de talent s'étaient penchés sur la question. On regrettera également la 3D, sans laquelle beaucoup des effets du film apparaissent bien ridicules.

     

Oscillant entre film d'aventure, film catastrophe et film pour enfants, Jaws 3 ne tient aucune des promesses offertes par ses deux prédécesseurs, et marque le début du déclin rapide de la saga.  

       

Note: 2/6

Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Jaws 3
commenter cet article
13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 14:09

    Jaws4.jpg

Réalisateur:

Joseph Sargent

 

Acteurs:

Lorraine Gary,

Lance Guest,

Mario Van Peebles,

Michael Caine

   

Année:

1987

 

Pays:

Etats-Unis

 

Histoire: 

La petite station balnéaire d'Amity a retrouvé son calme depuis quelques années. L'un des fils d'Ellen, la veuve du shérif, a repris le poste de son père et, alors que plus personne ne croyait à la malédiction du grand requin blanc, celui-ci est attaqué par un nouveau monstre. Ellen est persuadée que le requin en veut à sa famille, et décide de rejoindre Michael aux Bahamas...

   

Avis: Dès la lecture du titre, on se dit que quelque chose cloche. "La revanche"? De qui, et contre qui? Du requin contre la famille Brody, parce qu'ils ont tué d'autres requins, ou de Ellen Brody, qui considere que le requin a détruit sa famille? En y réfléchissant, ce theme de la vengeance avait déja été exploité dans la série. Le chef Brody l'évoque en effet face au cadavre de l'orque dans Jaws 2,  et la mere vient venger son petit dans Jaws 3...Mais cela n'avait jamais été poussé aussi loin qu'ici, d'autant qu'il ne semble pas y avoir de rapports entre ce requin et les autres...

Jaws 4 renoue, apres l'impasse faite pour le 3, avec la scene d'attaque d'introduction. Peut-être aurait-il dû s'abstenir, tant cette scène est idiote, incohérente, mal jouée et mal tournée; ainsi, alors que le requin semble dévorer sa victime, celle ci refait surface sans une égratignure...Mais cette attaque, aussi mauvaise soit elle, va lancer "l'intrigue" et le theme de la vengeance. Le tout pour mener l'action aux Bahamas. Nul besoin de préciser si vous ne le saviez pas qu'il n'y a pas de requins blancs là bas, les personnages nous le rappellent eux memes. J'imagine que cet aspect est destiné à montrer l'acharnement du requin, décidé à accomplir sa vengeance coûte que coûte...

   

Si l'attaque d'intro était ridicule, l'arrivée aux Bahamas va quelque peu modifier cela. On va en effet alterner entre le bon et le tres mauvais. Au rayon des scènes sympathiques: l'épave, la bouée-banane, le cauchemar de Ellen Brody, l'attaque de Jake. Ces scènes sont spectaculaires, et peuvent meme apporter quelques frissons (si, si!) à la premiere vision...Au niveau du tres mauvais, il y aura les diverses attaques du bac, et l'attaque de l'avion (!!!)...Le ridicule de certaines de ces scènes est surtout dû, outre la démesure les caractérisant, au requin lui-même: une peau lisse, une taille qui varie selon les plans, des déplacements mécaniques...et même une fermeture éclair derriere l'aileron! Sans oublier qu'il pousse des hurlements dignes d'un Nu Image.Et à l'inverse de Spielberg, conscient des faiblesses de sa bête, Sargent le montre autant qu'il peut pendant tout le film...

Spielberg dailleurs, qui aura réalisé sans le vouloir quelques scènes de ce film...En effet, Sargent va intégrer à son film des scènes directement issues du 1er Jaws, apparemment pour s'apporter une certaine légitimité, et tenter d'apporter de l'émotion à certaines scènes...Peine perdue malheureusement, le procédé révolte plus qu'il ne fonctionne. D'autant que pour certaines de ces scènes, elles font se remémorer à Ellen Brody des moments qu'elle n'a pas vécu...

   

La galerie de personnages vaut particulièrement le détour. Ellen Brody semble être un parallèle de son défunt mari: d'abord submergée par la peur, elle fera finalement preuve d'une volonté farouche pour protéger sa famille en affrontant le monstre. Elle semble également dotée d'un 6eme sens, ressentant par moments les attaques. Peut etre que cet aspect eût mérité d'être plus développé...Elle s'attachera à un pilote local, joué par Michael Caine, personnage haut en couleur, mais finalement sympathique dans son côté dragueur niais. A côté de ce couple, Michael Brody continue ses activités sous marines. Il sera sans doute le seul personnage à faire preuve de lucidité, même si cela ne sera toujours qu'à de brêves occasions...Il est accompagné du black de service, "interprété" par Mario Van Peebles, censé apporter une touche d'humour et de fraicheur au film...

Venons en enfin à la fin du film. Scène d'anthologie, connue de tous, d'un ridicule parfait...Une mise au point cependant: tout le monde s'accorde à critiquer, outre l'explosion du requin, le fait que celui ci saute hors de l'eau...Navré de décevoir les acharnés, mais cela est tout à fait possible, voire même habituel chez le grand blanc. Même si j'admet que c'est ici un peu exagéré, et rendu ridicule par la taille et l'aspect du monstre.

   

Au final, Jaws 4 est davantage un film d'aventures familial, mélé à une comédie romantique, dans lequel le requin n'est qu'un élément perturbateur, prétexte pour transformer le film en un drame, alors que le spectateur attendait de l'horreur...

Note: 1/6

Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Jaws 4
commenter cet article
25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 10:22

Shark attack 3.jpg 

Réalisateur: 

David Worth

 

Acteurs:

John Barrowman,

Jennifer McShane,

Ryan Cutrona

 

Année:

2003

     

Pays:

Etats-Unis

 

Histoire:

La terreur règne dans les profondeurs paradisiaques des Bahamas. D'effroyables agressions mortelles ensanglantent la region dont s'occupe le garde-côte Ben Carpenter. Découvrant une dent, il acquiert la certitude que cela est l'oeuvre d'un requin. Il demande l'aide d'une spécialiste, Cataline, qui lui revele qu'il s'agit d'un spécimen dont on croyait la race éteinte depuis des millions d'années: le Megalodon.

     

Avis: Avec ce film, l'opportunisme de Nu Image va s'exprimer au maximum. En effet, la firme ayant sans doute eu vent de l'espoir de certains scientifiques de voir le Megalodon non éteint, elle y a sauté à pied joint. Elle n'est pas la seule dailleurs,  puisqu'on verra un Shark Hunter, un Megalodon, en attendant l'adaptation du roman de Alten...Ce sujet de base ayant un fort potentiel, le talent de la firme va pouvoir se déployer librement, et nous donner ce petit bijou, considéré comme une perle du n'importe quoi, un monument du nanard. C'est simple, chaque scène, requin ou non, mériterait de s'y attarder...

     

Les grands classiques de Nu Image sont là: les requins qui grognent, les stocks shots, la bimbo et le spé...Ah non tiens, une subtilité, cette fois la bimbo EST le spécialiste. On retrouve aussi le méchant de service, les copiés collés de la série des Jaws. Mais Nu Image sachant se renouveler, on trouvera plein d'erreurs nouvelles: le fameux reflet de l'équipe de tournage, le bateau censé avancer sans que l'horizon ne défile, le sous marin équipé façon Renault 5 (avec ceintures de sécurité s'il vous plait)...Tous les ingrédients sont là...

 

Passons donc à ce qui nous intéresse: le requin. Enfin, LES requins, et je ne spoile pas, il suffit de regarder le dos de la jaquette du DVD. D'abord le fils, qui est finalement un simple grand requin blanc adulte. Il attaque à tout va, grogne, tire des parachutes, et semble etre un grand fan de Jaws, au point d'en reproduire les attaques: le maitre du chien, l'intérieur du bateau...La pauvre bête aura une fin risible, accompagnée d'une réplique culte.

 

Et là, alors que nous désespérions de voir le "rôle titre", maman Megalodon apparait (tout ressemblance avec Jaws 3 est purement fortuite) dans toute la splendeur de ses CGI ratés (consistant à agrandir une image de stock shot et d'y incruster la victime), gobe un bateau et deux pauvres bougres...Les héros en réchappent, vont copuler sous la douche, et tentent de prévenir un des deux grands méchants qui ne les croit pas! Et qui va quand meme organiser une réception sur un yacht, alors que les bateaux n'ont pas le droit de prendre la mer! Ah ces scénaristes de Nu Image, des génies, tout simplement.

 

Et là, dans ce qui constituent les 20minutes les plus ridiculeusement drôle du shark movie, maman Megalodon s'attaque au yacht, mange des dizaines d'invités, dont les deux méchants qui ont droit à une fin spéciale. C'est là qu'intervient le fameux sous marin à ceintures de sécurité et à joystick. Dans un immense morceau de bravoure, le héros faisant tenir le sous marin au monstre qui va gentimment tenir la pose en attendant qu'un missile le frappe. Fin? Le dernier plan semble nous indiquer que rien n'est terminé...

 

Alors oui, j'ai raconté le film. Mais qu'aurais je pu en dire d'autre. Je ne pouvais pas parler des "acteurs", de la réalisation (David Worth, deja coupable de Shark Attack 2), il n'y a rien à en dire, c'est le néant total. Les dialogues auraient pu faire l'objet d'une thèse, de meme que les incohérences, stupidités (aaah la pêche a l'espadon...). Reste qu'il est difficile de mettre un note à ce téléfilm, puisque objectivement, il vaut le 0 absolu, mais j'ai passé un moment tellement bon!

 

Note: 0/6, mais qu'est ce qu'on rigole!

Repost 0
Published by Raoult Steeve - dans Shark Attack 3 Megalodon
commenter cet article