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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 02:00

Shark 3D

Réalisateur :

David R. Ellis

Acteurs :

Sara Paxton,

Dustin Milligan,

Chris Carmack,

Katharine McPhee,

Chris Zylka

Année :

2011

Pays :

Etats-Unis

Histoire :

Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d'un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque l'un d'entre eux sort d'une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l'ambiance n'est plus à la fête. Convaincus qu'il s'agit d'un accident, les jeunes gens tentent de conduire le blessé à l'hôpital, mais vont vite s'apercevoir que le lac est infesté de requins ultra agressifs. Et prêts à tout pour qu'aucune proie ne leur échappe...

 

Depuis quelque temps, si les requins font le bonheur des productions télévisuelles ou destinées au marché DVD, ils n’étaient que peu présents sur grand écran depuis «Peur Bleue» en 1999 et «Open Water : en eaux profondes» en 2003. Cependant, ces derniers mois, sans doute suite au succès de «Piranha 3D», deux shark-movies étaient annoncés au cinéma : «Bait 3D» et «Shark 3D» qui nous intéresse ici. Pour mon plus grand bonheur, évidemment.

 

Ce qui est amusant avec «Shark 3D», c’est qu’il ressemble dès ses premières minutes à un slasher : des étudiants vont faire la fête au bord d’un lac et se font massacrer les uns après les autres. Les personnages regroupent les sempiternels archétypes du genre, du black musclé et sympa à la fille en chaleur, en passant par le blondinet uniquement préoccupé par son apparence physique (jusqu’à asperger son sexe d’autobronzant...). Une joyeuse bande uniquement destinée à se faire dévorer sous les hourras du public et dont le sort ne fera aucun doute. Et comme ils passent en plus ces quelques jours au beau milieu de nulle part, nous n’échapperons pas non plus aux plus beaux spécimens d’attardés locaux, pervers et alcooliques. Parmi tout ce beau monde, on reconnaîtra notamment Sara Paxton (le remake de «La Dernière maison sur la gauche»), Dustin Milligan («Destination finale 3», «Horribilis»), Chris Carmack («L’effet papillon 3») ou encore Joel David Moore («Avatar»).

 

Bizarrement, ces ingrédients donnent un résultat assez agréable pendant la première partie du film, qui nous donne exactement ce qu’on était venus voir. Passée l’introduction qui, au choix, rend hommage ou pompe largement celle de «Les Dents de la mer» (très souvent copié pendant tout le film), nos jeunes amis se font tour à tour massacrer par...de nombreux requins. Car David R. Ellis va finalement avoir les yeux plus gros que le ventre et viendra surprendre tout le monde avec un brusque changement scénaristique à la moitié du film. Sans vouloir trop en révéler, le réalisateur des très sympathiques «Destination finale 2» et «Des serpents dans l’avion» (mais aussi du très mauvais «Destination finale 4») s’est apparemment mis en tête d’enrichir son film d’une gentille critique des médias et du voyeurisme proposé par internet. Malheureusement, tout ça tombe à l’eau (...), la faute à des personnages vraiment loupés et à des dialogues assez honteux...

 

C’est d’autant plus regrettable que jusque là, le film se suit plutôt bien, alternant adroitement entre suspense et scènes d’attaque. Même les réactions des personnages ne semblent pas toujours idiotes. Certes, les effets spéciaux ne sont pas tous réussis (ces ailerons...) et David R. Ellis a toujours ce défaut singulier de ne jamais vraiment savoir s’il doit traiter sérieusement son sujet ou assumer son côté «fun». Mais en peuplant son lac de nombreuses espèces de requins (du tigre au marteau en passant le squalelet féroce ou évidemment le grand requin blanc), il semble se décider dans la seconde partie à retrouver cet aspect pop-corn présent dans ses précédentes réalisations, et nous réserve ainsi quelques attaques vraiment jouissives.

 

Surfant sans doute sur le succès d’un «Piranha 3D», auquel il emprunte l’idée de base et quelques scènes, «Shark 3D» propose donc dans sa première partie un spectacle très classique, mais finalement assez efficace. En revanche, c’est lorsqu’il tente de se montrer moins banal qu’il se noie (si seulement j’étais payé au calembour pourri...) dans la médiocrité, avec des personnages aux motivations douteuses et incapables de se taire...

 

 

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Published by Raoult Steeve - dans Shark 3D
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